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AG-D, accompagnement en gérontologie

AG-D, accompagnement en gérontologie

Le concept

En quelques mots ...

La récupération espacée est basée sur un principe simple de faire rappeler par la personne l’information choisie à des délais d’abord très courts puis progressivement de plus en plus importants. En effet, les personnes présentant des troubles de mémoire sont habituellement capables de rappeler une information à des délais très courts (quelques secondes à quelques minutes). 

En augmentant ceux-ci progressivement, il est possible d’améliorer la mémorisation, grâce à l’implication de systèmes de mémoire qui restent préservés. L’objectif final de la récupération espacée est de permettre à la personne de rappeler une information à des délais longs, jusqu’à son maintien en mémoire à long terme, ce qui était classiquement considéré comme impossible.

 

 Les bénéfices attendus de la récupération espacée dans la prise en charge des personnes atteintes d’une démence :

·   Des informations importantes et porteuses de sens peuvent être mémorisées et rappelées.

·   Des stratégies et compétences fonctionnelles peuvent être mémorisées et réalisées correctement pour améliorer le quotidien.

·   Les différentes thérapies et prises en charge peuvent être plus efficaces plus longtemps.

·   Les personnes voient s’améliorer leur estime de soi et peuvent fonctionner de manière plus autonome.

 


Pour aller plus loin ...

 

Son intérêt tout particulier est sa simplicité d’utilisation, y compris dans des contextes réels de vie quotidienne, en dehors de séances dans un bureau. Grâce aux délais de plus en plus long, il est aisé d’utiliser la récupération espacée pendant une activité d’animation, une toilette, une séance de rééducation, un soin, un repas, une promenade, etc. De plus, elle est facilement utilisable par des personnes non-spécialistes préalablement formées (des soignants, des aidants familiaux, des rééducateurs, etc.).


La récupération espacée peut être ainsi être utilisée dans de nombreux contextes de prise en charge :

·   Réhabilitation cognitive (neuropsychologues, ergothérapeutes) visant à diminuer les conséquences des troubles cognitifs dans la vie quotidienne (autonomie, troubles comportementaux, symptômes psychologiques et affectifs) grâce à l’utilisation d‘aides externes, à l’apprentissage et au réapprentissage de différentes informations et compétences. Par exemple : Utiliser un calendrier, un carnet-mémoire, reconnaître des personnes et se souvenir de leur nom, se souvenir de la visite d’une aide à domicile,  réapprendre les règles d’un jeu de société, utiliser des objets de la vie quotidienne comme un téléphone portable, un four à micro-onde, une cuisinière, un pilulier, …, réapprendre les séquences nécessaires pour l’habillage ou la toilette, etc.

·  Orthophonie : La récupération espacée peut être utilisée pour diminuer les troubles d’expression orale (manque du mot), apprendre à utiliser des aides de communication, prendre en charge les troubles de la déglutition.

·  Kinésithérapie : La récupération espacée peut être utilisée pour apprendre à correctement utiliser des aides de marche, apprendre des techniques sécurisée de transfert, etc.

·  D’autres personnes telles que des animateurs, art-thérapeutes, musicothérapeutes, membres d’une équipe soignante, aidants familiaux, etc. peuvent également utiliser la récupération espacée pour faciliter leurs interactions avec les personnes atteintes de troubles de la mémoire.


Lorsque que des professionnels pensent que l’apprentissage d’une connaissance ou d’une compétence permet d’améliorer la situation globale ou un problème spécifique d’un patient, il est possible, grâce à un petit protocole de test, de vérifier s’il peut bénéficier de la récupération espacée. Cette démarche permet de rapidement déterminer si la personne répond positivement à l’apprentissage par récupération espacée. L’entraînement peut ensuite être mis en place. Durant l’apprentissage, les résultats des différentes sessions sont enregistrés sur un document prévu à cet effet de manière à suivre l’évolution au fil de l’entraînement.


Il existe une grande variabilité entre individus dans l’efficacité de la récupération espacée, en termes de durée d’apprentissage et de maintien dans le temps. Néanmoins, quelques données tendent à ressortir des différentes études :

·  Classiquement, des preuves de progrès clairement identifiables apparaissent au maximum après les 3, 4 premières sessions d’entraînement pour un objectif donné.

·   En moyenne, l’acquisition du contenu entraîné se fait après une dizaine de sessions.

·  Le maintien de ce qui a été acquis peut durer de quelques semaines ou mois à quelques années. Le fait que la connaissance ou la compétence soit utilisée et réactivée au quotidien est un facteur majeur de maintien dans le temps.