• Accueil
  • Accès pros
  • Contact
  • Plan du site
  • Police++
  • Police--

AG-D, accompagnement en gérontologie

AG-D, accompagnement en gérontologie

Le concept

En quelques mots ...

« Au-delà des mots (et des maux) entrons en relation »


De prime abord, la réalité Snoezelen peut être appréhendée comme une réalité matérielle : un espace identifié dans une structure et concrétisé par l'aménagement d’une salle particulière avec du matériel spécifique de stimulation sensorielle. L’atmosphère qui y est créée donne alors à ce lieu un caractère unique et inattendu.


Une salle peut être aménagée de différentes manières en fonction des résidents accueillis, du projet institutionnel et des possibilités budgétaires engagés dans ce projet.


« Quand chaque instant devient signifiant, plus rien n’est insignifiant »

On peut retrouver de façon courante dans une salle Snoezelen qui accueille des personnes âgées : une ou plusieurs colonnes à bulles, un projecteur solar, des fibres optiques lumineuses, une chaîne hi-fi, des CD (une large gamme de musiques, douces, rythmées, permet de créer différentes ambiances), fauteuils, tapis et/ou matelas à eau chauffants, un diffuseur aromatique, des huiles essentielles, des crèmes de massage, de la lumière noire et spaghetti, des bâtonnets fluorescents, des panneaux tactiles. Cet aménagement peut être modifié également d’une séance à l’autre avec un peu d’imagination et de créativité en fonction des objectifs établis de l’accompagnement pour un résident.


Pour aller plus loin ...


Comment communiquer et accompagner autrement : une pratique qui nécessite une formation.

 

Proposer une séance dans une salle snoezelen nécessite des fondamentaux qui sont à connaître (création d’une atmosphère adéquate, possibilité de choisir, respect du rythme, juste durée dans le temps, sécurité et répétition, contrôle des stimulations,  effets de sas, travail de l’accompagnant pour la préparation et l’évaluation des séances etc…).

Mais cela ne signifie pas que le Snoezelen puisse être considéré comme une technique ou une méthode à appliquer. Ce n’est surtout pas le résultat d’une recette où tous les ingrédients sont mesurés et maîtrisables, ce n’est pas non plus l’aboutissement d’un programme clef en main, ou d’un kit préfabriqué.

 

Il semble donc important de pouvoir l’appréhender plutôt comme un outil relationnel faisant partie d’une approche philosophique singulière de l’accompagnement des personnes âgées désorientées qui consiste à se départir d’une approche déficitaire pour aller vers une approche des capacités restantes de la mémoire affective et émotionnelle.

Le « prendre soin » des malades engage donc beaucoup plus que des soins matériels et médicaux : une relation humaine, attentive, une présence de qualité maximale à chaque instant, une redécouverte de la richesse d’une communication sensorielle non-verbale pour pallier la perte de la signification de la communication verbale.


Le terme Snoezelen vient d’ailleurs bien signifier cette philosophie d’accompagnement. Ce néologisme en effet est né de la contraction de deux verbes néerlandais : snuffelen qui signifie renifler, flairer, fureter et présente une dimension plutôt active, de découverte, de curiosité, de stimulation, et doezelen qui signifie somnoler, estomper, adoucir, et renvoie à la dimension passive. Le Snozelen ne se définit donc pas vraiment il se vit, il se sent, dans la relation, dans l’intensité. Il est avant tout un état d’esprit qui s’attache de façon prioritaire à trois axes :

l’importance du respect de la personne, la priorité donnée aux expériences sensorielles, la recherche de la détente et de la satisfaction sans attente de production ou de performance.


Si nous admettons que le Snozelen est une démarche d'accompagnement, alors son utilisation ne se limite pas à la salle et peut être mis en place et se vivre partout, à tout moment de la journée (au cours de la toilette, des repas etc…).

Cet espace n’est donc pas un atelier occupationnel ou une activité passe-temps, c’est une approche qui se situe dans le « prendre soin » de la personne, elle participe de ce fait au projet de soins et de vie individualisé des résidents (chaque résident est accompagné comme une personne aux besoins et aux attentes uniques) et au projet d’établissement pour que ces lieux soient des lieux de vie pour ceux qui y vivent.


En France, la première étude clinique sur les effets de la stimulation sensorielle sur des patients âgés, grâce à la méthode Snoezelen, à été faite entre 1999 et 2001 au sein de l’unité de long séjour du service de gériatrie de Sierk par le Dr Lehnart. Cette étude montre une tendance à l’amélioration de l’humeur, une diminution de l’anxiété et de l’agitation ainsi qu’un accroissement de l’attention portée à son environnement ; et ceci de façon significative pendant le déroulement des séances et les instants qui suivent. A moyen terme, l’auteur rapporte une amélioration des troubles dépressifs, des idées délirantes, de l’apathie, de la désinhibition, des troubles de l’appétit et du sommeil.